VERGETOT

Un peu d’histoire locale

Le prédécesseur de M. Cappe, Mr Denis Dehais, avait l'habitude avec ses élèves de tenir un journal des évènements petits ou grands qui rythmaient la vie de l'époque. Plongeons-nous dans ce cahier ...

Extrait de l'année 1955-1956

17 mars 1956
Un automobiliste ivre a télescopé une charrette à l'entrée du Seillot. Un gendarme l'a emmené à Criquetot où il a passé la nuit en cellule.
Gilbert Fréval est définivement libéré. Il a accompli 2 ans de service militaire au lieu de 18 mois à cause des évènements d'Algérie."
9 Avril 1956
Mr Etienne Lhommet a un tracteur, ce qui porte à neuf le nombre de tracteurs à Vergetot. Mr Jules Vauchel a une voiture, ce qui porte à 26 le nombre de voitures automobiles à Vergetot.
14 Avril 1956
  • Le recensement général agricole donne à Vergetot : 29 exploitations.
  • 11 exploitations de moins de 5 ha, 5 exploitations de 5ha à 10ha,
  • 5 exploitations de 10 à 20 ha, 3 exploitations de 20 à 40ha,
  • 5 exploitations au-dessus de 40 ha.
  • La plus grande est celle de M. Basille (8o ha). Le cheptel comprend 22 chevaux, 12 juments,
  • 7 ânes, 11 taureaux, 227 vaches, 351 veaux.

Histoire : VERGETOT au début du siecle

Notre village vient de connaître en quelques années des changements importants. Quand on s'intéresse à son passé, l'évolution est encore plus marquante. Ainsi, au début du siècle, tous les Vergetotais, à huit exceptions près, travaillaient au village.

274 habitants regroupés dans 58 familles en laissaient que 5 habitations inoccupées. C'est le COUDRAY qui était le plus peuplé avec 115 habitants devant le village avec 88 personnes puis le SEILLOT, 38 habitants, le château 21 habitants et enfin le Calvaire avec 12 habitants.

La population était très jeune puisque
  • 41% avaient moins de 15 ans
  • 21% entre 16 et 30 ans
  • 30% de 31 à 60 ans
  • 8% de plus de 60 ans.
Le doyen du village était Pierre Legros, journalier de 80 ans, ce qui veut dire qu'il travaillait encore à cet âge. Les familles nombreuses (5 enfants et plus) étaient au nombre de 7.
  • Léon VAUDRY et Madame née MAILLARD Marie avaient 10 enfants à la maison de 3 ans à 18 ans.
  • Auguste VESPRIER et Madame née DUMESNIL Marie en avaient 8 de 2 ans à 12 ans
  • François LALLEMAND et Mme née DECULTOT Hélène devaient en nourrir 7 de 1 an à 11 ans.
  • Alfred GRIEU et Mme Clara LEFEBVRE, son épouse, avaient la charge de 7 enfants de 7 à 19 ans, le dernier était Marcel GRIEU, futur maire de VERGETOT et père du regretté Bernard GRIEU.
  • Les époux André HAUGUEL et Cécile AUBRY avaient 5 enfants comme benoît LEBRUN avec Florestine AVENEL et Oscar LEFEBVRE avec Marie DUFOUR.

Les métiers exercés par les Vergetotais étaient variés, mais, comme nous l'avons dit, seuls huit d'entre eux travaillaient en dehors du village. Le monde agricole était bien sûr prédominant avec 80% de la population active. (24 cultivateurs, 26 cultivatrices, 8 aides-cultivateurs, 29 domestiques de ferme, 9 journaliers, 5 bonnes de ferme, 2 journalières, 1 coquetier, 1 berger, 1 jardinier). Le reste était composé de 2 menuisiers, 2 cantonniers, 1 bûcheron, 1 maçon d'entrepôt, l'instituteur et le curé, pour les hommes, 2 bonnes de maison, 2 couturières, 1 mercière, pour les femmes.
2 enfants de moins de 14 ans étaient employés comme domestiques. VERGETOT comprenait vingt huit fermes soit une moyenne de 15 ha environ mais la plupart ne devaient guère dépasser 5 ha. 4 fermes étaient dirigées par des femmes...


Histoire : 1913 La première automobile

La première automobile de VERGETOT a été celle du curé, Gabriel LAMBERT. Les archives de la commmune recensant les automobiles commencent en 1913 mais cette voiture avait été fabriquée en 1908.

C'était une Chenard et Walcker, type 0 de 8 CV, monocylindre pouvant transporter 3 personnes en plus du chauffeur. Les pneus étaient de marque Le Gaulois. La voiture avait une capote relevable.

En 1920, des pneus Michelin remplacent les Le Gaulois.

En 1921, une seconde voiture fait son aparition : une Ford B de 1919, de 12 CV qui avait couté 10000 francs de l'époque à son propriétaire Joseph BASILLE. Elle pouvait transporter 3 passagers.

Les documents sont inexistants pour la période 1923-1931.

Qui a possédé la troisième voiture ? Nous faison appel aux souvenirs des Anciens.

En 1931, il y a en effet, 6 véhicules à Vergetot. Joseph Basille a maintenant une Citroën de 9 CV, Rémi Renaut une Delage de 11 CV, Marcel Grieu une Donnet de 10 CV, Constant Leblond une Renault de 6 CV, Daniel Delahoulière et André Marais ont chacun une Citroën de 9 CV.


Histoire : 1899 & 1900

L'arrivée du 20ème siècle n'a, semble-t-il pas modifié quoi que ce soit dans les habitudes des Vergetotais. Il n'y a guère de "nouveauté" qui apparaisse dans les comptes-rendus du conseil municipal des années 1899 et 1900.

Le Conseil décide d'abord de ne pas répondre à la ciculaire du Préfet proposant le remplacement de l'instituteur par une institutrice sachant que l'école est mixte. Le Conseil, par 5 vois contre 4, veut conserver l'instituteur laïque actuel.

Le Conseil décide de replanter les fossés du presbytère et de remplacer des pommiers dans la cour concernée. Les arbres précédents avaient été abattus en 1898 pour apporter des revenus à la commune.

La toiture de l'église est un grand souci pour la commune. Le curé offre 100 francs pour les réparations. Le conseil de fabrique qui gère les affaires religieuses dans la commune apporte 200 francs. Le Conseil prend à sa charge les 550 francs manquants. Philippe MARTIN, couvreur à Criquetot, doit effectuer les travaux.

Faute de moyens, le Conseil décide de n'envoyer aucun délégué ouvrier "à l'Exposition Universelle de Paris de 1900".

En mai 1900, les élections municipales voient le mandat de Mr Albert LOUVEL, maire, renouvelé. Il est élu par 9 voix sur 10. Mr LEBARQ élu adjoint par 6 voix refuse le mandat. Mr FORTIN est alors élu adjoint.

En septembre 1900, la rentrée scolaire se fait avec un nouvel instituteur, Mr GIRARDIN. Le cours d'adultes et la cantine scolaire, faute de participants, sont supprimés.

L'actuelle route des Hêtres est l'occasion de la dernière délibération de l'année 1900:

Monsieur DUCHEMIN présente une observation au sujet du chemin qui part du Calvaire et aboutit au Coudray. Les riverains empiètent sur le dit chemin qui dont avoir 4m à 4,50m de largeur de sorte que, par suite de cet empiétement, la largeur se trouve réduite à 2m. Monsieur le Maire prend bonne note de cette observation et promet de faire le possible pour éviter le retour de pareils faits.


Histoire : 1886

Un peu plus d'un siècle, c'est lointain... mais c'est proche quand, au travers des délibérations du Conseil Municipal et du budget de l'époque, on retrouve les préoccupations habituelles des élus municipaux...

Georges PERIER était maire et DUCHEMIN, adjoint.

L'école est l'objet de beaucoup d'attention et, en particulier, les W.C. On les fait rétrécir car ils sont trop grands. Un troisième est créé au milieu des deux autres, pour le Maître. Enfin, on les repeint.

La barrière de l'école est changée pour 6O francs. La citerne est créée pour 300 francs. Les autres dépenses de l'année le seront pour le traitement de l'instituteur, payé à ce moment-là par la commune, pour 1149 francs et, comme toujours, l'entretien de la voirie communale pour 1298 francs. Le secrétaire de mairie reçoit 200 francs, le Garde-Champêtre 100 francs. Les cours d'adulte continuent et coûtent 80 francs à la commune. Le curé reçoit un supplément municipal de 250 francs à son indemnité. Enfin, Oscar LEFEBVRE, un journalier est préféré à LASSADE, bien que Garde-Champêtre, pour le poste vacant de cantonnier.


Histoire : 1851

Le presbytère actuel (maintenant la mairie) a été construit en 1851, le précédent qui était une maison à colombages tombant en ruine.

Histoire : 1843

Le mur du cimetière de VERGETOT a été construit en 1843.

Histoire : Au COUDRAY en 1789 & 1790

Les registres paroissiaux sont souvent l'unique source nous permettant d'entrevoir la vie quotidienne de ceux qui nous ont précédé dans le village. Ainsi, au COUDRAY (rattaché en 1824 à VERGETOT), on était sûrement loin des événements révolutionnaires parisiens. Trois baptèmes, trois mariages et un décés apparaissent en 1789 pour trois baptèmes, deux mariages et deux décés en 1790. Le décés de 1789 concerne Nicolas PETIT, 60 ans. Les baptèmes concernent
  • Marie-Anne GOSLAIN
  • François RECHER
  • Rose LEDUEY à été célébré le 23 mai 1789, or ses parents, Henry LEDUEY et Marie MALANDAIN s'étaient mariés le 3 janvier la même année...
Et il en est de même pour le dernier mariage, célébré le 24 novembre 1789 entre Jean-Baptiste ONO DIT BIOT et Marie-Anne LAQUESNE (?) qui voit 5 mois plus tard naître un petit Jean-Baptiste. Qu'en a pensé Monsieur le Curé ?
Le dernier mariage de 1789 concerne Louis DELAHAYE et Anne HAUCHECORNE. Cette dernière décèdera en mars 1790. En 1790, les mariages de Jean-Baptiste LAMBERT et Marie-Anne LECHEVALIER, de Pierre LAVALLE et Marie-Anne LEPORC n'appellent pas de remarques particulières ; le décés de Guillaume DENISE à 74 ans non plus. Par contre, décéde un enfant d'un jour, fils de Pierre MALANDAIN, la mère n'étant pas citée. Un baptème est célébré pour Pierre, fils de Barbe BLONDELE. Les enfants naturels étaient nombreux à l'époque.
Le dernier baptème, Marie-Françoise MOUTIER, nous rappelle qu'il y avait un meunier à VERGETOT.

Un seul adulte cité a déclaré ne pas avoir signer.

Enfin, quand on regarde les métiers des déclarants, on trouve évidemment une majorité de laboureurs et de journaliers. Ensuite, on trouve aussi des toiliers (tisserands de lin), le meunier de Vergetot et un couvreur en chaume, un maître greffier, un clerc séculier, un marinier d'Harfleur.

On regrettera bien sûr que tous les registres de VERGETOT du XVIII ème siècle aient été détruits vraisemblament lors de la seconde guerre mondiale.


Histoire : 1547

On peut voir aux Archives Départementales, le plus ancien registre paroissial de VERGETOT, datant de 1547 -plus de 4 siècles !- Bien qu'en mauvais état, on peut y voir ce qui constitue donc le plus ancien acte d'état-civil de notre village :
  • BELLANGER Pierre épousait Vincente....(hélàs, le nom de la mariée est effacé).
  • Le second mariage date du 31 octobre 1548 unissant Jehan SOR et Katherine SERGEANT.
Pour le COUDRAY, commune indépendante de VERGETOT jusqu'au milieu du XIX ème siècle, l'acte le plus ancien est aussi un mariage, celui de Jehan JULIEN, le 08 octobre 1548. (le nom de l'épouse est aussi illisible). Quant aux Archives encore en mairie, le plus ancien acte est un baptème de 1618.

Histoire : Les guerres napoléoniennes

Elles ont laissé aussi des traces à VERGETOT.
Si nous ne savons pas combien de Vergetotais ont été enrôlés, il en est trois qui, hélàs, en sont morts et qui apparaissent dans les registres d'états-civil :
  • Jean-Baptiste BERTRAND, né en 1758 à NOTRE DAME DU BEC, ent'ré dans la 28ème demi-brigade d'Infranterie Légère en l'an VII, meurt des fièvres à EMBRUN (Hautes Alpes) le 16 Germinal de l'an VIII.
  • Jean-Baptiste LEFEBVRE, fusilier au 65ème de Ligne décède à ANVERS à l'hôpital le 25 septembre 1809.
  • Laurent GUILLEMARD, âgé de 22 ans, Caporal à la 9ème Compagnie du 4ème Bataillon du 15ème Régiment d'Infanterie de Ligne meurt des fièvres à LEON (Espagne), pendant cette guerre qui déstabilisa l'Empire en lui coûtant très cher en vies humaines.
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© Virginie Mabille - création en 2006